En ne lavant pas ses jeans, le patron de Levi’s se lave de toute responsabilité

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A la question « Que faites-vous pour améliorer l’impact environnemental de la fabrication de vos jeans ? », le patron de la marque de pantalons Levi’s répond :

« Nous avons fait une analyse du cycle de vie de nos jeans. Et en gros, on s’est rendu compte que 50% de la conso en eau est faite chez le consommateur : après l’achat, quand il commence à le laver en machine tout le temps. Nous essayons donc d’éduquer le consommateur. Tenez, ce jean que je porte est mon préféré. Il doit avoir un an, et il n’a pas encore vu de machine à laver. Oui, je sais que ça paraît vraiment dégoûtant. On peut le laver à sec, avec différentes brosses, enlever les tâches. J’ai pas encore eu de maladie de peau pourtant ! Tous les fans de jeans vous le dirons : un jean ne se lave pas. »

à partir de 8min45 / 9min 24s :

Alors ? Bon conseil pour sauver la planète ou pas ? Greenwashing ou pas selon vous ?

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Savonette vs. gel douche

Par défaut

savon d'Alep 40 % 2009

Ça y est, je suis passé au « tout savon solide » !

Pour le visage, les mains, la douche, les cheveux, le rasage… je n’aurais plus jamais besoin d’acheter des bouteilles de savon liquide. En phase de tests depuis quelques temps, je me suis rendu compte que ça lavait très bien, que ça moussait très bien.

Les savons d’Alep ou de Marseille sont les seuls savons constitués seulement et uniquement de molécules…de savon ! Tous les autres sont toujours composés d’additifs plus ou moins inutiles, que la publicité au fil des 5 dernières décennies nous a fait considérer comme « indispensables ». En effet pour enlever le gras, principal constituant de « la crasse », il suffit de molécules qui se lient aux molécules de « gras ». Pour avoir une meilleure efficacité avec la formation de mousse, il faut que ces mêmes molécules se lient facilement aux molécules d’eau par ailleurs. Or, les plus simples de ces molécules qui remplissent ce cahier des charges sont les molécules de savon simples, obtenues à partir de seulement 3 ingrédients : de l’huile, de la soude, de l’eau. Rien de plus pour enlever le simple gras de la peau. (Plus d’infos ici sur la composition et fabrication du savon le plus simple qui soit sur wikipedia)

Encore une fois, aucune nécessité, aucune règle, mis à part la publicité des industriels, ne nous oblige à n’utiliser que des savons liquides en bocaux plastiques. Nos grands parents s’en sortaient très bien.

A raison de plusieurs bouteilles plastiques par trimestre économisées, pendant toute ma vie, combien d’ouvriers du plastique vais-je mettre au chômage technique ? Combien d’employés de la grande industrie de la chimie vais-je soulager ?? Je ne parle même pas de l’économie pour mon porte-feuille, et de l’allègement de mes courses en magasin, car un savon d’Alep dure…des plombes, plusieurs mois pour une utilisation quotidienne, pour un coût de 3/4 euros, et un coût environnemental quasi négligeable comparé aux savons liquides contenant des dizaines d’ingrédients additifs (nécessitant donc autant d’usines différentes). Des dizaines et des dizaines de bombes de mousse à raser économisées, soulageant ainsi l’industrie de l’aluminium et celle du gaz, de la publicité…

Parce que oui : il est possible de se raser très confortablement sans rasoir électrique ni bombe de mousse à raser. Frotter le blaireau imbibé d’eau quelques secondes sur le savon, il ne faut rien de plus pour faire très bien mousser sur le visage !

Et enfin, tous les gels douche bio en flacon « éco friendly » ventant un packaging protecteur de l’environnement car moins lourd en plastique, ou bien livré sous formes de recharges en poche plastique (bien souvent vendues plus chères que le produit non éco-friendly : vu en magasin!), sont relégués au rang de…greenwashing.

Mise-à-jour pratique : pour le transport dans la trousse de toilette pour partir en voyage, emballer le savon dans une feuille de papier semble le plus pratique (même encore humide ça semble aller).


14/04/2016 – Mise-à-jour :
…et ça marche ! Depuis l’écriture de cet article, soit depuis 1 an et 7 mois, je n’ai pas acheté un seul gel douche, shampooing ou mousse à raser. Je n’ai acheté et utilisé que du savon simple, de Marseille ou d’Alep (parfois parfumé). Je n’ai observé aucun, strictement aucun désagrément au niveau de la douceur de ma peau, de son taux d’hydratation ou de gras. Aucun désagrément non plus au niveau des cheveux et du rasage. Malheureusement, avec la guerre en Syrie, le savon d’Alep ne semble quasiment plus fabriqué. Mais il existe bien d’autres petits fabricants de savons simples (en terme de nombre d’ingrédients), notamment les quelques savonneries marseillaises.

Et si le vrai luxe, c’était la simplicité ?

En passant

En cours de rédaction :
– une analyse critique d’un packaging flirtant avec le greenwashing : ce qui se cache derrière la communication sur un simple sachet de thé !

La vraie échelle du monde industriel en images : celle dont on ne se rend pas compte.

Galerie

Bagger-garzweiler

J’ai fait une sélection de photos d’un monde qu’on ne voit pas, qui n’est pas fait pour être vu. Ce monde, c’est l’industrie. Quand on pense industrie, on a en tête des trucs high-tech qui prennent des matériaux de base pour les assembler en produits finis joliment emballés pour être vendus. Le monde d’aujourd’hui comporte un nombre sans cesse croissant de ce types d’industries pour faire un nombre sans cesse croissant de produits finis différents de plus en plus spécialisés. Sauf qu’on oublie toujours comment sont faites les matières premières, les matériaux de base. Et ça, c’est fait dans des coins toujours de plus en plus reculés, puisque les premiers sites d’extraction ont au fil des temps été tous visités et épuisés. Donc l’industrie d’extraction est paradoxalement de moins en moins visible, mais pourtant de plus en plus importante. Et c’est cette échelle gigantesque que je voudrais vous montrer aujourd’hui et qui je trouve, est complètement oubliée et décorrélée de nos produits beaux smartphones toujours plus petits.

Une bonne partie des photos sont de Edward Burtinsky, un photographe américain qui réalise un travail incroyable sur les paysages du monde industriel : www.edwardburtynsky.com

Cliquez sur les photos pour avoir leur description.

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Greenpeace vs. Shell + LEGO

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Greenpeace s’insurge dans cette jolie vidéo inspirée du film LEGO the movie, contre Shell et LEGO qui ont un partenariat de pub ensemble. En effet, les petits enfants, à l’âge où ils apprennent les valeurs de la vie, ont grâce à ce partenariat l’occasion de jouer avec une magnifique boîte de LEGO « station-service Shell » !

Aux dires de certains, ce partenariat existerait depuis des dizaines d’années : des adultes pointant du doigt que ce fait n’était pas nouveau car ils avaient le souvenir d’avoir joué eux même à la station essence Shell. En effet le logo Shell a été présent jusqu’en 1992 sur les briques. Ensuite, le partenariat a été coupé et LEGO a créé une marque d’essence fictive « Octan » et son logo pour mettre sur ses boites station-essence. Aujourd’hui il a repris, ce ne sont plus vraiment des stations-essence à ce que j’ai compris, mais de petits véhicules style voiture de course vendus à la caisse des vraies stations.

Ce que dénonce donc Greenpeace, c’est 1. l’insalubrité d’associer une marque de pétrole et des bons souvenirs dans la tête des enfants, même si aujourd’hui ça ne passe plus par la classique boite station-service (devenue trop politiquement incorrecte) ; et 2. les vues de Shell vers l’Arctique pour de la prospection et forages d’extraction, dans une zone plus que fragile et déjà menacée par bien d’autres choses. Selon Greenpeace, Shell utiliserait directement la stratégie 1. pour mener à bien son action 2. D’où la vidéo qui marche particulièrement bien sur les internets.

Beaucoup d’infos sur les partenariats Shell/lego à travers les âges : http://www.terraeco.net/Lego-Shell-une-histoire-d-amour,55921.html

 

Comment s’enrichir en prétendant sauver la planète

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reblog de http://www.bastamag.net : Comment s’enrichir en prétendant sauver la planète ?

La planète, nouvel objet à but lucratif ? Demain, des ONG pourront acheter des quotas de baleines pour les protéger. Les parcs naturels pourront être évalués par des agences de notation. Les performances des forêts en matière de recyclage du carbone seront quantifiées. Des produits financiers dérivés vous assureront contre l’extinction d’une espèce. « Nous sommes en train d’étendre aux processus vitaux de la planète les mêmes logiques de financiarisation qui ont causé la crise financière », dénonce le chercheur Christophe Bonneuil, à l’occasion de la conférence Rio+20. Entretien.

article complet :
http://www.bastamag.net/Comment s’enrichir en prétendant sauver la planète