Savonette vs. gel douche

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savon d'Alep 40 % 2009

Ça y est, je suis passé au « tout savon solide » !

Pour le visage, les mains, la douche, les cheveux, le rasage… je n’aurais plus jamais besoin d’acheter des bouteilles de savon liquide. En phase de tests depuis quelques temps, je me suis rendu compte que ça lavait très bien, que ça moussait très bien.

Les savons d’Alep ou de Marseille sont les seuls savons constitués seulement et uniquement de molécules…de savon ! Tous les autres sont toujours composés d’additifs plus ou moins inutiles, que la publicité au fil des 5 dernières décennies nous a fait considérer comme « indispensables ». En effet pour enlever le gras, principal constituant de « la crasse », il suffit de molécules qui se lient aux molécules de « gras ». Pour avoir une meilleure efficacité avec la formation de mousse, il faut que ces mêmes molécules se lient facilement aux molécules d’eau par ailleurs. Or, les plus simples de ces molécules qui remplissent ce cahier des charges sont les molécules de savon simples, obtenues à partir de seulement 3 ingrédients : de l’huile, de la soude, de l’eau. Rien de plus pour enlever le simple gras de la peau. (Plus d’infos ici sur la composition et fabrication du savon le plus simple qui soit sur wikipedia)

Encore une fois, aucune nécessité, aucune règle, mis à part la publicité des industriels, ne nous oblige à n’utiliser que des savons liquides en bocaux plastiques. Nos grands parents s’en sortaient très bien.

A raison de plusieurs bouteilles plastiques par trimestre économisées, pendant toute ma vie, combien d’ouvriers du plastique vais-je mettre au chômage technique ? Combien d’employés de la grande industrie de la chimie vais-je soulager ?? Je ne parle même pas de l’économie pour mon porte-feuille, et de l’allègement de mes courses en magasin, car un savon d’Alep dure…des plombes, plusieurs mois pour une utilisation quotidienne, pour un coût de 3/4 euros, et un coût environnemental quasi négligeable comparé aux savons liquides contenant des dizaines d’ingrédients additifs (nécessitant donc autant d’usines différentes). Des dizaines et des dizaines de bombes de mousse à raser économisées, soulageant ainsi l’industrie de l’aluminium et celle du gaz, de la publicité…

Parce que oui : il est possible de se raser très confortablement sans rasoir électrique ni bombe de mousse à raser. Frotter le blaireau imbibé d’eau quelques secondes sur le savon, il ne faut rien de plus pour faire très bien mousser sur le visage !

Et enfin, tous les gels douche bio en flacon « éco friendly » ventant un packaging protecteur de l’environnement car moins lourd en plastique, ou bien livré sous formes de recharges en poche plastique (bien souvent vendues plus chères que le produit non éco-friendly : vu en magasin!), sont relégués au rang de…greenwashing.

Mise-à-jour pratique : pour le transport dans la trousse de toilette pour partir en voyage, emballer le savon dans une feuille de papier semble le plus pratique (même encore humide ça semble aller).


14/04/2016 – Mise-à-jour :
…et ça marche ! Depuis l’écriture de cet article, soit depuis 1 an et 7 mois, je n’ai pas acheté un seul gel douche, shampooing ou mousse à raser. Je n’ai acheté et utilisé que du savon simple, de Marseille ou d’Alep (parfois parfumé). Je n’ai observé aucun, strictement aucun désagrément au niveau de la douceur de ma peau, de son taux d’hydratation ou de gras. Aucun désagrément non plus au niveau des cheveux et du rasage. Malheureusement, avec la guerre en Syrie, le savon d’Alep ne semble quasiment plus fabriqué. Mais il existe bien d’autres petits fabricants de savons simples (en terme de nombre d’ingrédients), notamment les quelques savonneries marseillaises.

Et si le vrai luxe, c’était la simplicité ?

Grand prix de Formule E de Paris : « ça pollue moins ou pas » ?

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Dans quelques jours se tiendra le grand prix Formule 1 E en plein centre de Paris, autour du palais des Invalides. Des formules 1 électriques, pour montrer que l’électricité ne pollue pas et donc qu’on peut même les introduire en plein milieu des grandes villes.

Questions en vrac :

  • Une voiture électrique, si ça n’émet rien, ça pollue moins alors ou pas ?
  • Ça pollue moins ou pas de faire venir des 4 coins du monde des semi-remorques diesel par dizaines pour faire venir les formule-E et tous leurs mécanos ?

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Détox : un mot qui ne veut rien dire

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Après les fêtes de fin d’année, seriez-vous tentés par un petit programme « détox » ? Thés « détoxifiants », régimes « détox »… Mais au fait, c’est quoi, la détox ? En un mot comme en cent : une intox. Alors avant de vous précipiter sur des produits aux vertus prometteuses, voici quelques explications.

Source : Détox : un mot qui ne veut rien dire

Une vallée d’Isère transformée en « réservoir de biodiversité » pour vendre des permis de polluer

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A lire dans le journal Le Postillon n°18, article de 2012,  Vends biodiversité pour grands chantiers

Il se forme ces temps-ci dans les Alpes un véritable marché de l’hectare de réserve naturelle, permettant aux différents géants du bulldozer de s’échanger des coins de forêts pour pouvoir en dévaster d’autres, selon la logique suivante : je vous coupe une main, mais je vous en restitue immédiatement une autre semblable, dans le dos : ainsi, vous êtes contents, vous n’êtes pas lésés. La technocratie dénomme cette nouvelle mode « les mesures de compensation de biodiversité  ».
Le Postillon vous propose deux balades – la première à Combe Madame, au cœur du massif de Belledonne, et dans la vallée de la Romanche – pour comprendre comment le géant électricien EDF tente de rentabiliser des zones montagnardes inutilisées en les transformant en « réservoirs de biodiversité  ».

Lien : Le marketing responsable va-t-il devenir sincère ?

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Un état des lieux des 5 dernières années du chantier de responsabilisation des entreprises, relativement positif. Mais il date déjà car il a été publié le 18/11/2014 par la journaliste (je présume) Catherine Heurtebise.
A lire sur la revue en ligne de communication INfluencia

La revue INfluencia : Le marketing responsable va-t-il devenir sincère ?

Ça dit en gros que les entreprises on pas très bien suivi les 2 piliers de la RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale), et ont donc parfois fait plutôt du greenwashing. Mais que avec les associations et ONG qui sont de plus en plus présentes, celles ci commencent à s’y faire et à s’engager, même pour des domaines qui ne les concernent pas directement parfois. L’auteure montre ainsi plusieurs exemples de firmes aux noms très connus prenant position sur des sujets de société, voire politiques.

Mais, peut-être parce que l’article est publié dans une revue de communication généraliste positive, l’article ne parle pas des mauvais élèves, qui ne manquent pas non plus, loin de là, cette année. Lire la suite

Val Cenis et les stations de ski : le paradoxe de l’expansion incessante et de la protection de la Nature.

Capture du 2015-03-31 18:13:09
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Surprise l’autre jour en regardant le plan des pistes de la station de Val-Cenis dans la vallée de la haute Maurienne (Vanoise) :

val-cenis-vanoise
Le plan indique au centre, dans la grande zone sans remontées mécaniques, en plein milieu d’un « espace de protection » à « ski hors-piste interdit », un projet d’agrandissement conséquent du domaine skiable (indiqué en tirets jaunes dans le zoom ci-dessous). Au moins 2 remontées mécaniques dont un télésiège dans une grande combe vierge, traversant une forêt indiquée comme protégée. (cliquez pour voir l’image en pleine taille)

Capture du 2015-03-31 18:13:09Après deux dizaines d’années à renouveler entièrement son parc de remontées mécaniques sans trop s’agrandir, Val Cenis semble depuis quelques années commencer une politique d’expansion. La première étape ayant été de relier le minuscule domaine de la station voisine, Termignon, à l’extrême droite sur la carte, avec le domaine de Val Cenis, en construisant une longue liaison télésiège. Preuve que ces deux domaines sont très (trop) éloignés : les skieurs de Termignon souhaitant redescendre vers le domaine de Val Cenis se voient proposer la descente « express » par télésiège (!) pour éviter une trop longue piste de traversée. (au passage, voir un précédent article sur les seuils de saturation de nos sociétés actuelles et la convivialité : à trop vouloir skier, on ne skie plus). Maintenant que les deux domaines sont réunis, cela ne profite bien-sûr qu’aux skieurs de Termignon, étant donné que son domaine est plus bas, orienté sud, et très petit). On note donc que plus de vacanciers pourront venir skier dans la vallée, tout en minimisant l’aspect de surdéveloppement de la station de Val Cenis, du fait que cette augmentation de traffic ne va toucher que Termignon, qui peinait jusque là à n’être qu’un très joli petit village d’été, et non une grande station à immeubles.

Bref, pour en revenir au projet d’agrandissement dans la combe de Clery (c’est son nom d’après la carte du domaine), on imagine assez facilement la suite. On a l’impression d’assister aux premières étapes d’une stratégie d’encerclement :
– les deux domaines éloignés sont reliés, entre les deux, une belle forêt, dont il faut actuellement « protéger les jeunes arbres » (ça ce n’est pas marqué textuellement, mais étant skieur à Val Cenis depuis mon enfance, c’est ce qu’on peut voir comme panneaux disposés sur le domaine).
– un 1er projet de pistes et remontées dans les hauteurs, dans une combe vierge, mais assez fréquentée l’été.
– quelques pistes dans la forêt du bas pour proposer d’autres retour-station « moins barbants » que l’actuelle traversée.
– une liaison directe avec le col du Mont Cenis, juste de l’autre côté de la crête, depuis la combe.

Rien qu’avec cela, ce seront des dizaines d’hectares artificialisés. De plus, on peut imaginer très facilement le moyen de faire passer auprès de l’opinion publique : une bonne campagne de communication environnementale axée sur la protection de la Nature, en jouant sur la proximité du Parc National de la Vanoise qui est nulle part d’autre que…sur le versant d’en face.

Alors certes, la zone protégée marquée sur le plan des pistes n’est pas officiellement ni légalement une zone protégée. Encore que : il s’agirait de vérifier la législation qui s’applique dans les zones directement limitrophes aux Parcs Nationaux. Elle est notée « protégée », je suppose, presque seulement pour empêcher les skieurs de complètement ravager la végétation des zones hors-pistes, non pas pour protéger le Tétras-lyre et l’edelweiss.

Mais bon, tout va bien puisqu’ils ont signé la Convention des Stations Durables. De quoi nous rassurer, surtout avec ce paragraphe en fin de communiqué de presse :

La Région [Rhône-Alpes ndlr] s’engage avec les « stations durables de moyenne montagne » dans leurs projets de  diversification et/ou de reconversion de leurs activités touristiques. L’intervention régionale vise à les accompagner vers un nouveau modèle économique respectueux des principes de développement durable et moins dépendant du produit neige et de l’offre ski. Les stations sont accompagnées dans la définition d’un véritable projet global de développement, construit en relation avec les territoires voisins, dans une approche «quatre saisons».
Pour ce projet, la Région Rhône-Alpes s’engage à hauteur de 820000€.
RomainB

Le Front National essaie de s’accaparer l’écologie, pour devenir plus écolo que les écolos.

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 EDIT : (et idem pour le PS aussi avec « l’écosocialisme »)

-> Reblog de l’article de Reporterre.net <-

illustration le FN et écologie lol

Excellent article fouillé, à lire sur le site Reporterre.net (cliquez sur l’image), à propos du FN qui désire débuter dans l’écologie. Comme il y est dit, cela ne semble être qu’une énième mascarade populiste, déformant la réalité pour retourner tout vers soi et à son avantage. La meilleure preuve de ceci étant la réponse que cette section écologiste FN a adressée en droit de réponse à Reporterre et recopiée ci-dessous. Elle montre à quel point ils n’ont aucune idée des réelles valeurs écologistes portées par le seul quotidien de l’écologie en France.
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